au service de l\'élève

LA LECTURE DE L'IMAGE

LA LECTURE DE L'IMAGE/Nous avons produit un document pédagogique à destination de nos
collègues en menant une réflexion sur le rôle du professeur
documentaliste dans la lecture de l’image. Nous avions comme point
de départ des interrogations : quel est le rôle du professeur
documentaliste dans la lecture de l’image ? Quelles disciplines sont
concernées par cette lecture ? Comment construire un partenariat ?
Quelle exploitation de l’image ?
EDUCATION A LA LECTURE DE L’IMAGE
QUEL EST LE RÔLE DU PROFESSEURDOCUMENTALISTE
?
D’après l’ouvrage Information Documentation (de la 6ème à la 3ème) du groupe de réflexion
des professeurs documentalistes de Rouen (CRDP Haute Normandie, 2007), le document est
défini comme tout support d’information. Il n’est réellement document que dans la mesure où
il apporte à un utilisateur l’information dont il a besoin.
L’image est, donc, document. Le mot image désigne à la fois l’image comme concept et
comme objet (…). L’image est aussi désignée comme moyen de connaissance… (Source :
Dictionnaire encyclopédique de l’information et de la documentation).
Selon Michel Tardy, il existe trois référents de l’image :
·L’image est constituée d’un ensemble de langages en interaction (langage visuel, sonore,
verbal)
·L’image entretient toujours un rapport du réel du monde ou de l’imaginaire
·Le sujet qui regarde l’image en construit les significations.
(Source : site du CLEMI)
Un postulat de départ semble apparaître, la collaboration disciplinaire évidente dans
l’éducation à l’image.
Dans notre civilisation, l’image est un médium omniprésent. On peut constater son
importance dans les programmes scolaires.
Grâce à l’évolution des techniques (la numérisation), ce document iconographique a beaucoup
évolué.
L’image semble avoir, au premier abord une fonction d’illustration. Elle a en réalité un
langage complexe. L’information qu’elle véhicule diffère selon le type d’image : images fixes
dessin, photographie, schéma…) et images animées (télévision, cédérom…).
Cependant cette information peut être manipulée. D’où la nécessité d’une formation à
l’analyse d’image.
Le professeur documentaliste comme tout enseignant peut prendre part à la formation et
éducation à la lecture de l’image.
1. Enjeu de citoyenneté et d’autonomie et rôle du professeur documentaliste
A travers les images, le réel et la vérité peuvent être manipulés. L’intention de celui qui
photographie, filme ou dessine n’est pas neutre. Un message est codifié et un public ciblé.
La lecture d’image renvoie au problème de la subjectivité.
La manipulation de l’information par le biais du trucage ou par le biais de la propagande
s’intensifie.
En outre, avec le développement des images virtuelles, le danger de confusion entre le monde
réel et le monde virtuel (jeux vidéo) s’accentue.
Un des enjeux de l’éducation à l’image, c’est d’apprendre à voir et observer. Apprendre à
voir, c’est apprendre que voir est une intentionnalité. Dans l’éducation à la citoyenneté, c’est
l’éducation à la résistance à toutes formes d’emprises qui entre en jeu.
Il est donc nécessaire de former les élèves et d’éduquer les enfants à la lecture de l’image.
Le professeur documentaliste, dans un premier temps, doit indexer les documents
iconographiques et filmiques en repérant les éléments fondamentaux d’une image fixe ou
animée.
Dans un second temps, le professeur documentaliste à travers l’éducation à l’analyse d’image
a un rôle d’apprentissage de l’autonomie. Il permet aux élèves d’avoir l’esprit critique face
aux images et à l’information qu’elles transmettent.
Cette formation qu’il dispense, peut avoir lieu de façon implicite lorsque les élèves viennent
faire des recherches au CDI, consultent Internet… Mais elle est avant tout, un travail d’équipe
et de collaboration. De nombreuses disciplines ont dans leurs programmes la lecture de
l’image. Le professeur documentaliste peut y trouver sa place.
2. Enjeu scolaire et culturel et rôle du professeur documentaliste
L’image est présente dans l’ensemble des supports d’information dans la vie quotidienne mais
aussi à l’école : manuel scolaire, internet.
L’image a donc un statut didactique : c’est la responsabilité de tous les enseignants.
Certains en ont directement la charge : professeurs de lettres, arts plastiques, histoire et
géographie…par les programmes d’enseignements.
Le professeur documentaliste est aussi directement concerné par l’éducation à la lecture
d’image. Cette compétence fait en effet partie des missions du professeur documentaliste :
« …il favorise l’initiation des élèves à la lecture des documents audiovisuels… en liaison
avec les professeurs dans le cadre des programmes. ». (Circulaire du 13.03.1986. Missions
des personnels exerçant dans les centres de documentation et d’information.)
Elle peut, donc, exister lors de formation à la recherche de documents et d’informations au
CDI ou une séance peut être consacrée à l’analyse d’image comme source d’information.
Le professeur documentaliste doit donc être en mesure, en collaboration avec l’enseignant de
lettres, de transmettre aux élèves les éléments fondamentaux d’analyse de l’image afin de les
guider.
Le professeur documentaliste joue, aussi, un rôle dans l’éveil esthétique, en partenariat avec
l’enseignant d’arts plastiques.
Ces initiations à la lecture de l’image peuvent s’effectuer à l’occasion de séances aux CDI
dans le cadre des travaux pluridisciplinaires : IDD- PPCP- Semaine de la presse et de travaux
de partenariat bi ou tri disciplinaire afin d’enseigner des savoirs transversaux.
3. Les objectifs documentaires
Outre la mission d’ouverture culturelle, des objectifs documentaires concernent entre autre
l’image :
·Appliquer les règles du droit de l’information
·Repérer les codes et les règles de présentation de l’information : typographies, symboles,
couleurs, encadrés, signes, numéros, icônes.
·Repérer des informations dans un document : parcours de lecture
·Communiquer les informations relevées en respectant les règles et codes de présentation
données et propres à chaque production demandée.
4. Les collaborations possibles
Au cours de notre réflexion, nous dégageons trois sortes de séquences possibles :
·Les séquences autour de droit de l’information sont possibles sans collaboration, autour
d’objectifs divers : références bibliographiques, propriété intellectuelle, droit de
reproduction, droit de diffusion (blog).
·Des collaborations sont possibles avec des professeurs de disciplines qui valident le
contenu disciplinaire spécifique au document étudié (codes de présentation, parcours de
lecture)
o Analyse d’un tableau, d’une oeuvre d’art : arts plastiques
o Analyse d’une affiche de propagande : histoire
o Analyse d’un dessin de presse : lettres
o Analyse d’une publicité : lettres
o Analyse d’une affiche de cinéma : C.A.V
o Analyse d’une première de couverture : lettres
o Analyse de calligraphies et calligrammes : lettres
o Analyse d’une bande dessinée : lettres
o Analyse d’une adaptation d’une oeuvre littéraire au cinéma : lettres
·Des collaborations pluri, transdisciplinaires (codes de présentation, communication)
o Réaliser un dossier documentaire
o Réaliser un dossier de presse
o Réaliser une brochure
o Réaliser un exposé
o Réaliser un cédérom
o Réaliser un site Web
o Réaliser un diaporama
o Réaliser un blog
o Réaliser une affiche, un panneau d’exposition
Conclusion :
Mise à part la notion de droit à l’image, il nous semble difficile de mettre en place une
formation d’éducation à la lecture de l’image sans partenariat.
Pour autant, une de nos missions n’est-elle pas de proposer à chaque élève une ouverture sur
le monde ? De permettre à chacun d’accéder à une culture commune ?
Eveiller l’esprit critique de chaque futur citoyen concerne l’ensemble de la communauté
éducative. Le professeur documentaliste utiliserait donc l’image comme document.
BURY, Irène ; CUILLANDRE, Sabine ; DA SILVA RIBEIRO Zuhré ; DRAGEE, Nathalie ;
GAUTIER Dorothée ; TAVERNIER, Catherine.



06/07/2010

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